
Chambre avec (cette) vue |
Un ravioli aux légumes pour le petit déjeuner. Avec un café au lait. Gloups. Visite d'un "dépanneur". Biscuits. Nous quittons Shanghai. Ville sur la mer, ou presque. Pour Xi'an. Capitale impériale. La Rome du coin avec ses ruines et ses vieilles pierres. Il ne reste que ça de la richesse historique chinoise. Il y a davantage de logos de Kentucky Fried Chicken que de portraits de Mao. J'an ai vu un, par terre, à l'entrée d'une boutique, dans le souk. Le communisme est déjà une antiquité. La Chine nous surprend par ce non exotisme. B. croit encore va enfin pouvoir se faire comprendre. Nous avons déjà appris à compter mais pas à demander du riz. Nos estomacs sont déçus. Melon jaune le soir, près d'un Macdo, sur une place gigantesque couverte de néons et autres publicités lumineuses. Nous regardons les passants. Une musique rao résonne dans nos oreilles. Des jeunes font du "break dance". Extraterrestres dans un vidéo-clip, voilà ce que nous sommes.
En arrivant à Xi'an, la Chine nous est apparue. Telle quelle. Un aéroport désert et neuf. Une centrale nucléaire ou thermique. Une rivière assèchée. Des embouteillages chaotiques. Un vélo qui coupe la route en diagonale et passe, périlleusement devant le bus. Des vendeurs de fruits. Des étals de tout et n'importe quoi, de bric et de broc. Impression diffuses de Birmanie (B.) et de Maghreb (V.), d'Inde (B.) et de Turquie (V.). Un gamin mange sa compote, impassible, sur le porte bagage. Tout le monde téléphone. Dans l'avion, en visite, dans les monuments historiques... Entre temps, un de nos cadenas est mort à la guerre : dans la soute à bagages.
Le bus entre dans la ville cernée par des murailles : douze mètres de haut. D'après le guide. Stupeurs et frissonnements - le car est climatisé - la ville est moderne, dynamique là où nous nous attendions à une vieille cité historique, emmurée. Il y a bien une "vieille" ville, comme un décor improbable de cinéma au coeur des buildings. Architecture sino-stalinienne. Le dédale des ruelles s'échappe des larges avenues planifiées et longe les remparts.
C'est le jour inaugural de mes sandales.
  
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