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Xi'an




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CARNET DE VOYAGE - 21 juin




Pose musicale
Xi'an est d'humeur contrariante. La ville ne veut pas se faire aimer. Dès que tout se déroule comme prévu - ou presque - quelquechose vient nous taper sur les nerfs. Nous devenons méfiants. Cela atteindra son apogée - dramatique et burlesque - dans quelques heures...
Pour le moment, après une première bonne nuit tout juste interrompue par la sonnerie du téléphone (vague car j'avais des boules Quiès). Et un moustique. Donc, là nous décidons d'affronter la Chine et ses guerriers.
Ses routes rurales. Grand moment. On comprend mieux pourquoi nous n'avons pas le droit de conduire ici! L'Etat des routes n'est pas le problème. Ce pays communiste s'est déjà mis au péage sur des autoroutes flambant neuves. Paradoxe suprême pour ces 4 ou 6 voies survolant les plaines ou taillant les montagnes, les panneaux d'indication sont traduits en anglais. Dans les villes, en revanche, n'y comptez pas. Impossible de repérer son chemin.
Et si les Chinois ont gentilment repris nos icônes pour indiquer un restaurant sur une aire de repos - des couverts occidentaux! - le paus de la baguette n'en a jamais à offrir, même dans les restaurants internationaux.



Aujourd'hui - avant de revenir à notre balade champêtre - nous avons pu - enfin! - manger du riz. Magie du fast-food à la chinoise où les menus sont bilingues et les plats en devanture. Dans cette "usine" bruyante où les gens se baffrent de gros raviolis bourratifs, les femmes mangent en s'agrippant à leur sac à main.
Que font les Chinois de leurs journées? Il y a assurément les jobs un peu vains comme ramasseurs de bouteilles. Le BTP doit employer une masse impressionnante de main d'oeuvre pour construire Jade City ou autres complexes. Des dizaines de tours et de grosses barres pour remplacer ruelles et immeubles à deux étages. Partout on nous vend le modernisme, la grandeur, la puissance. Peu de drapeaux chinois. Car la "re"construction de la moindre métropole suffit à expliquer leur dynamisme. C'est peut être là que nous sommes perdus. Déboussolés par cette Chine en mutation. Physiquement ultramoderne. Des panneaux de pubs sans discontinuer. Jusqu'à Thierry Henry le footballer nous allumant pour siroter un Pepsi. Mais, mentalement, la Chine reste ce pays asiatique, pas très riche, un peu sale - les hommes crachent, raclent leur gorge sans pudeur - et même bordélique.





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