
De l'autre côté, la Mongolie |
Rien que pour l'achat du billet de train, il y aura la représentante du CITS, une assistante et un préposé aux billets. Commissions à tous les étages. Payons pour entrer dans la salle VIP, attendons le train, subtilisons un couteau pour se servir du saucisson et une terrine de chevreuil dans le train, et allons sur le quai. Tout étant écrit en chinois, nous nous repérons au numéro. Sur le quai, charettes de légumes, boissons, charbon. La pagaille débute dès l'arrivée du mastodonte vert.
Sur la côte d'opulence, à Ningbo, les gens sont payés 28 Yuans par heure. Combien dans ces lointaines provinces isolées? Chaque petit job correspond à un petit salaire, qui contribue à la cagnotte du clan.
10 heures de train. J'ai du mal à supporter trois heures de TGV, alors là? Là, le plaisir du voyage. Un train, lent, à travers des paysages inconnus, étrangés, démesurés. La première classe pourrait même nous ramener à cet esprit romantique du parcours initiatique et dépaysant tant décris dans certaines oeuvres. Orient pas Express. Bavardafes, cannes, dialogues. Nous mangeons cette fameuse terrine de chevreuil de chez Hediard, du saucisson ardéchois et testons le café froid en cannette. Me voilà addict. "On" mange, "on" regarde la Chine rurale - entre 60 et 110 km/h - "on" dort. Comme des chats. "Bientôt on va aller chasser des souris."
  
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