
Dans la gueule du lion |
Journée comme ci comme ça. "Ma Ma Hu Hu". Ma signifiant le cheval et Hu, le tigre - nous avions vu le caractère calligraphique sur une stèle, à Xi'an - l'expression se dit donc Cheval cheval tigre tigre.
Petit déjeuner près du marché à côté des vendeurs de raviolis et soupes de haricots. La ville de Jiayuguan est industrielle, salie par la poussière et les graviers. L'Asie telle qu'on se l'imagine encore avec quelques "pépées" roulant du cul jusqu'à leur scouter, porte clef mauve assorti aux lunettes de soleil, de la même couleur. La Chine mue vers notre culture, avec 20 ans de décalage. Rattrapage rapide en perspective. Un Anglais ou un Américain et sa femme chinoise "breakfaste" à nos côtés. Sa peau est brûlée. Difficile à voir, impossible à ne pas regarder.
Notre défi du jour est ailleurs. Trouver un chauffeur pour parcourir les 400 kilomètres jusqu'à Dunhuang. Pour un prix négocié. L'entregent de Fabrice et la mémoire encyclopédique de Cécile facilitent le dialogue. Première surprise. C'est un gang de chauffeuses qui nous attend. Les pétasses de pétroleuses. Les Taxis stars. De vraies attractions. A coté d'une brochette de poulets vivants étalés sur la rue, les poulettes se mordent pour le bifteck en euros que nous incarnons. Ici les visages ne sont plus les mêmes. Les paumettes sont plus saillantes. La peau plus sombre. Les Mongols ne sont pas si loin. Par delà le désert.

  
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