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Au commencement il y a eu un train entrant en gare, dans le sud de la France. Le Cinéma naissait. Et avec lui un défi: comment raconter une histoire avec l'image, puis le son, et maintenant les effets spéciaux?
Tous les cinéastes s'accordent à dire que le 7ème Art a peu changé depuis Méliès. Le matériel, aussi perfectionné soit-il, est sensiblement le même. Et ce qu'on y raconte ce répète, se remake de décennies en décennies.
Hitchcock exagérait à peine en précisant que seules 3 images comptent: celle du début, celle de la fin, et celle du milieu. Il n'a pas vraiment tort. Le reste n'est que montage. Godard a d'ailleurs une théorie: il existe 3 films, celui du scénariste, celui du réalisateur et celui du monteur. Entre un script et la copie finale, il y a deux oeuvres radicalement différentes.
Le montage est donc primordial: il est la clé des plus grands films de Resnais, Eisenstein (les deux maîtres dans le domaine), John Ford, Hawks, Spielberg et Scorcese...
Et si avant les films racontaient une histoire de manière linéaire, aujourd'hui le montage bouleverse le temps, mélangeant le passé, le futur, le présent.
Blier (Merci la vie), Egoyan (De beaux lendemains), Lynch, Mimouni, Kar-wai, Scorcese (Casino)...la narration n'a plus rien de simple, et foisonne dans tous les sens.
Mais dans une seule direction: la jubilation. Car en voyant leurs films, c'est notre imaginaire qui va encore plus loin. Et le cinéma qui s'ouvre de nouvelles portes.
vincy (avec le concours de Christophe Le Caro) / 14 octobre 1997 / ecran noir
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