Lisbonne sourit quand le Tage grimace...
(sans mots et un peu plus)
Le Tage étire son sourire large et tordu.
Le fleuve tourmenté raconte notre histoire
Ð tel ce singe barbu à qui on ne le fait pas.
Une histoire dA fabulée par un fado oublié,
entre le pardon perpétuel dune haute croix,
et lascenseur, artificiel fil de métal entre cieux et enfers.
Ici, le café laisse une salive amère :
sans saveur, comme le goût de leau,
loin de cet arrière goût des autres.
La mélancolie sempare des âmes,
traverse et dénature nos regards.
Les déclarations sajoutent aux murmures qui se répandent.
Comme lappel du minaret sajoute aux rumeurs,
non dits et épitaphes. Silencieux.
Seul le grondement dun tremblement de terre
ou celui dun stade en furie peut déranger les esprits.
Et puis nous voilà séduit par lanxieuse
et lumineuse envie de changer de vie. Et de pays.
VincyThomas, 2000