Retour à la page d'accueil du site

Démo des mots des maux




Créations

Cinéma

Hollywood

Internet et autres médias
-Everest
-Un an pour EN
- L'homme descend du singe
- Hibernatus
- Du cinéma au digima
- La fusion des écrans
-Vous n'en avez pas marre?
- Fête, Défaite, Faîtes
- Les Américains en avance sur la recette (projet de texte)
- Un troisième Fifi pour un troisième millénaire
- Localisation, une chance pour la Lusophonie
- Internet, outil de création
- Les écrans schizophrènes
- Lexique : Digima
- Téléchargement pirate?

Société, politique, sexualité

Café In 1997-1998

m'écrire

UN TROISIEME FIFI POUR LE TROISIEME MILLENAIRE!.


Le texte a été rédigé durant l'été 2000 mais publié dans le catalogue du FIFI en février 2001

Le secteur du Digima est en pleine explosion ; les plus grands artistes américains se sont lancés dans l’aventure de la création on-line, tels Tim Burton ou David Lynch. Les producteurs anticipent la révolution de l’accès haut débit et de la multiplication des diffuseurs numériques (TV, web, téléphones mobiles) et certaines de leurs oeuvres parviennent à séduire et distraire plusieurs centaines milliers d’internautes, comme Angry Kid des studios Aardman et en collaboration avec Atom Films.

2001 sera l’odyssée des contenus numériques, avec des capitalisations, des investissements, des échecs et des réussites. Les technologies en cours sont maîtrisées, et deux ans après la création du FIFI, on peut dire qu’Internet est enfin reconnu comme un espace et une source de création, avec ses propres artistes, ses propres langages. Médiatisées, reconnues, voire populaires, ces web-fictions vont atteindre un public de plus en plus large avec le développement des accès gratuits (public de masse) et haut débit (marketing idéal de niche).

Après cette consolidation du secteur, il restera encore quelques caps à passer : la création d’intermédiaires et l’émergence de la syndication afin de valoriser le contenu et de multiplier les revenus, une clarification des règles du marché (critères économiques à retenir, droits d’auteur...), l’apprentissage de nouveaux métiers et l’expérimentation sur de nouveaux supports (mobiles 3G, télés interactives, web broadband) qui modifieront l’approche marketing...
En 2004, les comportements des " early adopters ", " technophiles " et autres consommateurs d’avant-garde, ceux qui guident et fabriquent l’opinion, vont profondément évoluer : plus individualistes, moins possesseurs, davantage nomades et de mieux en mieux informés.
On estime qu’en 2006 - 10 ans après l’avènement d’Internet - ces évolutions technologiques, psychologiques et artistiques contribueront à une mutation de la société et des populations occidentales. L’économie devrait s’inscrire dans un cycle relativement stable, cherchant à rentabiliser 15 ans d’investissements lourds dans les télécommunications.

L’impact sur l’Homme ne sera pas négligeable ; de trois chaînes de télé et une dizaine de radios grandes ondes il y a 20 ans, le Français a maintenant accès à des milliers de médias nationaux ou internationaux, pour un coût toujours plus bas. Il peut désormais consommer des images dans un taxi, dans un avion, sur des chaînes spécialisées, sur son ordinateur, et bientôt sur son téléphone mobile. Avec plus de temps libre (puisque moins d’heures de travail), une nécessaire adaptation à ce nouveau monde (formation, information), et une croissance économique salutaire et semble-t-il structurelle , l’européen peut désormais se divertir ou se cultiver plus souvent et plus facilement.

Le prochain FIFI se veut, non pas une réponse à ce monde, mais bien une ouverture aux interrogations qui en découlent. Avec des nouvelles sélections, en s’expatriant au Japon, l’ouverture d’un Festival " off " ou encore un Forum beaucoup plus international, le FIFI 2001 cherche à construire des ponts vers le futur, vers d’autres arts, en imaginant nos civilisations de demain, et en inventant des (hyper)liens et applications qui connectent l’utile à l’agréable, l’entertainment à l’éducation, la création au commerce. Le divertissement peut aider à mémoriser une connaissance complexe, à fidéliser des clients, à empêcher la consommation de Prozac et autres anti-dépresseurs. Bref, elle rend l’homme meilleur, interpellant une sensibilité irrationnelle et répondant à un besoin d’être une espèce supérieure, dite intelligente.
La culture est à l’origine du développement économique.
C’est aussi pour cela que le FIFI s’investit à la fois en amont de la création (atelier d’écriture(s) interactive depuis juin 99) et en aval des productions (Club du Digima dès septembre 99). Son nouvel enjeu - sa nouvelle mission disons - est pédagogique, afin que les jeunes d’aujourd’hui, défavorisés ou indifférents, passionnés ou sensibilisés, s’intègrent au mieux dans ce nouveau siècle et ces nouveaux univers.

vincy / Messanges (Landes) / 2000-08-25

(C) Vincy 2006